EU | ES | FR | EN
Facebook Twitter Vimeo Goear Scribd
Euskal Idazleen Elkartea

Brève histoire de la littérature basque

A l’aube de la démocratie bourgeoise, alors que les groupes sociopolitiques et culturels se séparent et s’affirment, la publication d’œuvres littéraires augmente.

A cette époque, les auteurs recherchent une littérature libre et soucieuse de son aspect littéraire. Bernardo Atxaga et K. Izagirre publient la revue littéraire “Panpina ustela” en 1975. Cette façon d’écrire nouvelle et autonome révèle ses premières caractéristiques. D’après ses auteurs, la littérature ne doit pas être l’esclave des évènements environnants ; elle a sa propre dynamique. La littérature est un moyen d’expression et de communication et une source de plaisir.

Poésie :

Bernardo Atxaga et K. Izagirre créent un nouveau courant poétique, bientôt suivis d’un groupe de jeunes poètes usant d’un langage libre, obscur et complexe, exprimant dans leurs œuvres un monde intérieur personnel trouble : ils rejettent l’amour, l’intimité douloureuse et la société hypocrite et obscène... Le niveau de création de ces jeunes poètes est très varié : simple, proche de l’essai, lisible, ennuyeux, sans originalité...

Dans cette tendance poétique, les œuvres les plus remarquables sont Zutaz amoroski (1978) de J. Cazenave, Poemak (1981) d’A. Azkue, Alizia eta biok (1982) et Andaluziari ene bilduma (1984) de J. I. Lasa et Egunsenti biluzia (1980) et Azken undinaren kaira (1983) de J.L. Otamendi.

Par ailleurs, on ne peut omettre, dans cette première avant-garde, la poésie de J. Sarrionandia, A. Lasa et T. Irastortza. C’est dans la lignée attrayante et charmante de ces auteurs que se situent, de même, Hitzik aunitz idatzi dut (1977) de M. Ertzilla et Iraganaz (1980) de G. Aleman.

A cette période riche en changements de modes d’écriture et de points de vue, la poésie n’écarte pas l’histoire, la situation et les objectifs du Pays Basque : J. L. Davant écrit Makila gorria (1980) et Denboraren aroak (1982). Dans Kondairaren ihauteria (1978), J. A. Irigarai explore les moyens symbolico-mythiques et la situation historico-ethnographique du pays. Il aborde donc les racines du Pays Basque. Quant à l’œuvre Bertsoaren ezpata (1979), d’I. Zabaleta, sa structure symbolique est plutôt tirée des schémas théâtraux. Euskararen ferekan (1982) raconte l’histoire d’un peuple contraint à lutter après le mystère et l’illusion de l’amour. Enfin, l’œuvre Arrotzarena-Neurtitz neurgabeak (1983), de J. Arrieta, évoque la souffrance du peuple au travail.

Dans ce type de poésie à la structure symbolique ou allégorique, les structures mesurées et rimées, les couplets anciens, les bertso, proverbes et chants traditionnels sont très présents. Citons en ce sens Herrian gara bizi (1979) et Orbel eta orri (1980), d’A. Irigoien, Dorrejilko kanta (1977) de P. Urkizu et Bizitza nola badoan (1984) d’I. Borda.

Dans ce courant soucieux de la situation du pays et de la transmission d’un message, plusieurs auteurs sont à citer : M. Erdozainzi-Etxart et son humanisme social patriotique, avec Hinki-hanka (1978). K. Santiesteban, qui, dans, Hitzak (1983), aborde dans un langage baroque l’existentialisme social dramatique, lutteur et troublant. P. Iztueta, dans Herbestean (1979) et Ibiltari (1979), présente une poésie entière, éveillant la conscience basque... On passe donc d’un existentialisme chrétien à une poésie d’engagement social.

Pour clore le chapitre de la poésie, nous nous devons de mentionner des productions poétiques particulières de deux auteurs basques : Higidura berdez (1977) et Bizipenen bultzadaz (1978), de M. Zarate, présentent une poésie vraie, pleine de sens et d’équilibre, truffée de références au pays. Dans Menditik mundura (1977), X. Amuriza use très habilement de la langue basque, se situant aux frontières de la littérature basque.

Idazleak Ikastetxeetan
Liburuak Gozagarri 2017
uberan.eus
Literatur Jarduerak
2011 Euskal Idazleen Elkartea
Zemoria kalea 25 · 20013 Donostia (Gipuzkoa)
Tel.: 943 27 69 99
eie@idazleak.eus

iametza interaktiboak garatuta