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Brève histoire de la littérature basque

A cette période, les autorités basques affichèrent une réelle indifférence vis-à-vis de la culture basque. Plusieurs évènements en témoignent :

  • En 1609, la Junta du Gipuzkoa refusa de prendre en charge une partie des coûts d’édition d’un livre de catéchèse en langue basque écrit par Martin Yanez Arrieta.
  • En 1675, l’Etat de Navarre refusa à P. Domingo Bidegarai une subvention pour la publication de son dictionnaire basque-français-latin-espagnol et d’un livre pour l’apprentissage du latin et du français.
  • Joanes Etxeberri connut les mêmes problèmes avec le Conseil de sa municipalité.

Par conséquent, de nombreux travaux littéraires de cette période furent perdus.

Face à cette situation, l’organisation “Real Sociedad Bascongada de los Amigos del Pais” déclara dans ses statuts qu’il était indispensable de former les citoyens basques, afin qu’ils puissent comprendre et jouir des Sciences, des Lettres et de l’Art.

En plus du développement social et économique critique de l’époque, plusieurs lois très nuisibles à la littérature basque furent votées au XVIIIe siècle. Si on utilisait jusqu’alors la langue latine dans l’administration, l’enseignement et les relations officielles, l’utilisation de la langue romane s’étendit, au détriment de la langue basque : dans la province du Gipuzkoa, totalement bascophone jusqu’au XVIe siècle, on demanda aux procureurs des Juntas de savoir parler, lire et écrire en espagnol ; il en fut de même en Biscaye. Cette exigence s’étendit à l’enseignement et surtout à l’éducation religieuse ; par conséquent, la langue basque subit la concurrence du latin et de la langue romane, jusqu’à la contre-réforme.

L’espagnol était considéré comme langue culturelle, alors que la langue basque était reléguée au rang de langue des paysans, du peuple et des pauvres.

Il était interdit de parler basque à l’école, et des systèmes de punitions sévères étaient mis en œuvre pour les bascophones. Dans cette situation, on considérait les hispanophones (prêtres, nobles…) comme savants ; la langue apprise avec tant de difficultés était privilégiée et la langue basque totalement écartée.

Ce furent des moments très rudes pour la littérature basque.

These were difficult times for Basque literature.

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